La papillonite ou lepidoptérisme est une affection cutanée provoquée par les poils urticants de certains papillons nocturnes tropicaux. Le nombre d'espèces de papillons concernées est restreint (Genres Hylesia en Amérique, Anaphae en Afrique).
Le papillon de cendre (Hylesia urticans), responsable de la papillonite guyanaise vit dans les zones humides et marécageuses. Il s'agit d'un papillons nocturne brun-rougeatre de petite taille (12 mm de long et 21 mm de large, ailes déployées) à l'abdomen globuleux et velu.
Après un contact direct, ou indirect (papillon s'êtant heurté à des vêtements) qui passe le plus souvent inaperçu, les symptômes débutent quelques heures et durent en moyenne une semaine. L'intensité est très variable d'un individu à un autre : légères démangeaisons pour certains, très intenses pour d'autres, empêchant le sommeil. Comme souvent dans les lésions prurigineuses, le grattage aggrave les symptômes. Si la symptomatologie est souvent peu évocatrice, c'est l'emplacement des premières lésions qui fait évoquer le diagnostic : partie découverte, avant bras, plis du coude, poignet... Les lésions vont s'étaler secondairement, les fléchettes étant disséminées par le grattage et la sueur.
Pour limiter les risques, les mairies de Guyane vont jusqu'à organiser la destruction des mangroves se développant sur les rivages des agglomérations.
Parmi les faits-divers, on citera un vol de papillons qui s'abattit en 1941 sur un bâtiment militaire dans le port de Cayenne et dont la totalité de l'équipage dut être hospitalisée, ou encore un bateau allemand attaqué par un vol d'Hylesia dans l'embouchure de l'Orénoque fit demi-tour jusqu'à Hambourg. |