Voici un extrait de la revue "La science française" parue le 4 juillet 1891.
c'est un document qui vous permettra de juger pas vous même l'état d'esprit des scintifiques devant la présence des insectes et des lepidoptères. Et de constater que déjà à cette époque les chenilles processionnaires, dont nous parlions à travers un extrait du journal suisse "Le matin", il ya quelques jours, étaient très mal considérées....
Extraits de la revue de 1891 :
... " parmi les espèces vivants dont s'occupe la science, il n'est guère de classe qui contienne plus d'espèce nuisibles à l'homme et à ses travaux et à son confortable que les insectes...
... On peut dire sans aucune exagération que si la classe entières des insectes disparaissait l'homme se trouverait dans un état de bien-être et de sécurité bien supérieur à celui qu'on vit. Il serait privé de soie et de miel, mais le règne végétal lui en fournit déjà les équivalents en abondance...
... Nous sommes occupé à reconstituer péniblement et à grand frais notre patrimoine viticole détruit par le phylloxéra ... La compensation pour tant de désastre engendrant en certains pays la famine, et partout un accroissement de misère, se réduit au plaisir esthétique que nous donne la beauté merveilleuse de certains lépidoptères...
... Encore faut-il pour celà qu'ils soient arrivés à l'âge adulte; jusqu'à ce moment ce sont ... d'horribles chenilles, au corps mou, parfois couverts d'aiguillons... dont la dispersion constitue un danger sérieux pour les voies respiratiores. Siebold et Stannius ... citent des exemples d'épidémie causées par la destruction d'une grande quantité de chenilles processionnaires. Ce sont ces chenilles qui infectent jusqu'aux jardins publics ... lorsqu'elles quittent leur peau pour se changer en chrysalides et que les soies sont dispersées par les vents.
... L'on est habitué à considérer les lépidoptèrescomme absolument inoffensifs. Cette manière de voir est fort inexacte...
... Il y a des faits qui prouve que le papillon à son état peu nuire... Il existe un certains nombre de lépidoptères dont la trompe est si rigide qu'elle peut perforer l'écorce des oranges ou des la chair des olives de manière à les dessècher graduellement."
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